Publicité directe et indirecte pour l’alcool
La Loi Évin encadre aussi bien la publicité directe (qui promeut explicitement un produit alcoolisé) que la publicité indirecte (qui évoque un produit alcoolisé sans le nommer). Cette distinction est essentielle car la publicité indirecte est souvent utilisée pour contourner les restrictions — et les tribunaux sont vigilants.
La publicité directe
C’est la forme la plus évidente : une publicité qui montre, nomme ou promeut explicitement une boisson alcoolisée. Une affiche pour du champagne, un post Instagram présentant une bouteille de gin, une bannière web pour un caviste — tout cela est de la publicité directe.
La publicité indirecte
L’article L3323-3 du Code de la santé publique définit la publicité indirecte comme toute publicité qui, « sans nommer ou montrer un produit alcoolisé, utilise le nom, la marque, l’emblème, la forme ou tout autre signe distinctif d’un produit alcoolisé ».
Exemples de publicité indirecte
- Une marque d’alcool qui sponsorise un événement en n’affichant que son logo (sans montrer le produit)
- Une gamme de produits dérivés (verres, t-shirts, casquettes) portant la marque d’un alcool
- Un bar ou restaurant qui utilise les codes visuels d’une marque d’alcool dans sa décoration
- Une marque d’eau ou de soft drink qui partage le nom d’une marque d’alcool
Pourquoi c’est important
La publicité indirecte est soumise aux mêmes restrictions que la publicité directe. Utiliser le logo d’une marque de whisky sur un t-shirt est de la publicité pour l’alcool au sens de la loi — et elle doit respecter l’article L3323-4.
Pour aller plus loin
- Conformité Loi Évin : guide complet pour communiquer légalement sur l’alcool
- Glossaire Loi Évin : tous les termes juridiques
- Analyser un concept de campagne publicitaire
Articles connexes
Source officielle
Texte intégral consultable sur Légifrance, le service public de diffusion du droit.
Information juridique générale ne constituant pas un conseil juridique personnalisé. Pour toute situation spécifique, la consultation d’un avocat spécialisé en droit de la communication est recommandée.